Tenebrae – David Lagercrantz

Par Michel Dufour

Date de publication originale : 2025 (Post Mortem)
Date de publication française :
 2025 (Harper Collins)
Traduction (suédois) :
Rémi Cassaigne
Genres : Enquête, noir
Personnages principaux :
Hans Rekke, professeur – Micaela Vargas, policière

Lagercrantz est surtout connu pour avoir écrit entre 2015 et 2019 les tomes 4, 5 et 6 de la série Millénium, l’auteur original Stieg Larsson étant décédé en 2004. Ce roman-ci est le troisième de sa nouvelle série policière qui met en scène le professeur Hans Rekke et la policière Micaela Vargas.

À Stockholm, Rafael Corales, commissaire principal de la police de Pampelune en Espagne, persuade Hans Rekke d’examiner le meurtre violent d’une jeune femme commis en Espagne vingt ans plus tôt. Hans et Micaela commencent à enquêter et découvrent plusieurs crimes analogues qui se sont produits au Danemark et en Finlande. Or, ces crimes semblent être liés au monde littéraire de Stockholm. Et plus ils approchent de la vérité, plus leur vie devient menacée.

Le récit se divise en deux temps : d’abord, il y a 20 ans, en 1988, à Santander, où on suit les dernières journées de la jeune Sandra Ramirez; puis aujourd’hui, où Hans et Micaela enquêtent, en se mêlant au monde littéraire : quelques-uns de ses membres détiendraient des informations importantes sur ce (ou ces) tueur(s) en série.

Les problèmes sont assez complexes mais seront résolus grâce aux intuitions remarquables des deux enquêteurs. Rien à voir avec le génie de Holmes ou de Poirot. Hans s’embourbe d’ailleurs dans une fausse piste et Micaela, plus prompte qu’intelligente, court à la mort en ne s’en rendant compte qu’à la dernière minute. Pas facile pour le lecteur de s’attacher à l’un ou à l’autre. L’auteur joue aussi sur le côté gore des meurtres, ce qui sert la plupart du temps à dissimuler la faiblesse de l’intrigue elle-même. Enfin, presque tous les personnages manquent un peu de crédibilité : Micaela est elle-même passablement confuse émotivement et les deux suspects cultivent un genre de rapport sadomasochiste d’une rare originalité.

Bref, ce n’est pas un roman dans lequel il est facile d’embarquer.

Extrait :
Micaela recula en titubant tandis que son sang giclait, ayant tout juste le temps de chercher autour d’elle quelque chose à agripper, une pierre, une branche, n’importe quoi. Mais l’homme était alors à nouveau sur elle, rapide comme l’éclair et sauvage comme quelqu’un qui a déjà souvent tué, et Micaela n’arrivait pas à comprendre comment elle avait pu être assez stupide pour venir ici seule, malade et épuisée après une fausse couche absurde.

Santander

Niveau de satisfaction :
3 out of 5 stars (3 / 5)

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