Good Night Idaho – Keith Lee Morris

Par Raymond Pédoussaut

Date de publication originale : 2016 (Travelers Rest)
Date de publication française : 2016 chez Calmann-Lévy
Genre :
Fantastique
Personnages principaux : Famille Addison : Tonio (père), Julia (mère), Dewey (fils), Robbie (oncle)

La famille Addison, le père (Tonio), la mère (Julia), le fils (Dewey) et l’oncle (Robbie) est prise dans une tempête de neige sur une route de l’Idaho. Pour s’abriter, en attendant que la tourmente se calme, ils décident de rejoindre le village le plus proche qui se nomme Good Night. Ils s’installent dans l’hôtel local, le Repos Voyageurs. Dans cet hôtel, aujourd’hui décrépi mais qui garde les signes d’un passé fastueux, des événements bizarres vont se produire. Les membres de la famille vont se retrouver séparés et le temps semble se dérouler de façon inhabituelle.

« Un mélange d’Alice au pays des merveilles et de Shining. Haletant. » C’est ainsi que Kirkus présente le roman sur la couverture du livre. Kirkus est un site et un magasine américain dédié aux livres. Et bien Good Night Idaho n’est pas du tout comme le décrit Kirkus ! C’est une arnaque ! Il n’y a rien d’Alice au pays des merveilles dans ce bouquin. Pas davantage quoi que ce soit qui évoque Shining. Et c’est encore moins haletant, mais au contraire d’un ennui mortel.

Pourtant ça s’annonçait bien au début de cette histoire : une route déserte, une tempête de neige qui oblige une famille à se réfugier dans un endroit étrange. Mais ensuite au lieu d’avoir le frisson, la tension que l’on trouve précisément dans Shining ou Psychose d’Hitchcock, on se retrouve complètement englué dans un décor cotonneux où la neige tombe sans discontinuer et où les divers personnages, à tour de rôle, vont être isolés et pris dans une sorte de faille temporelle où la réalité, les souvenirs et les rêves se mélangent. C’est la confusion totale. On se demande où l’auteur veut en venir. Et c’est long ! C’est long … 450 pages ! J’ai fait un effort considérable pour ne pas abandonner et arriver au bout, mais ça n’a pas été une partie de plaisir.

Ce roman peut convenir à ceux qui cherchent un moyen naturel pour trouver le sommeil : l’image de la neige qui tombe en permanence et une ambiance onirique où passé et présent se mêlent, devraient favoriser l’endormissement. Je l’ai expérimenté, ça marche !

Pour être honnête, je dois signaler que The Guardian, The Independant et donc Kirkus ont l’air d’avoir plus apprécié que moi ce pavé, mais je me demande s’ils l’ont lu ou s’ils se sont contentés d’en faire la promotion.

Extrait :
Sa famille et elle avaient été détournées de leur trajectoire par une tempête de neige, et ils étaient venus dans cette petite ville isolée, en toute innocence, selon les apparences, mais il n’y avait en réalité aucun hasard, et il ne s’agissait nullement d’un accident. En un sens, elle avait – Tonio et elle avaient — toujours été là, depuis ce trajet en bus, des années plus tôt, en Californie, lors duquel ils avaient pensé — l’un comme l’autre, soi-disant seuls dans leurs mondes respectifs, inconscients, alors que leurs existences étaient liées depuis longtemps, très longtemps auparavant, depuis le début – qu’ils étaient des étrangers, deux individus ayant éprouvé une « étincelle » commune, peut-être, confondant leur familiarité vieille de plusieurs siècles avec les germes d’une attirance physique. Cela avait été bien plus que cela, elle en était consciente à présent.

 Ma note : (2,5 / 5)

 

 

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