Qui sommes-nous ?

Raymond Pédoussaut
Administrateur et chroniqueur du blog

Je suis Français et j’habite Toulouse. Je suis un lecteur assidu. Je lis surtout des polars mais pas uniquement. Je n’ai aucun lien avec les éditeurs, pas davantage avec les auteurs. Mes articles reflètent uniquement mon ressenti à la lecture d’un livre. Ce sont des opinions personnelles, totalement subjectives et assumées comme telles. C’est en totale indépendance que j’exprime mes opinions. Il n’y a donc aucune chronique de complaisance ou de copinage sur ce blog.

En matière de polars, j’aime:

  • Une histoire bien racontée, assez vraisemblable, même si elle est romancée, avec des personnages crédibles et intéressants
  • Un scénario que l’on peut suivre sans prendre des notes
  • Des personnages « humains » à qui on pourrait s’assimiler
  • Des personnages qui ont de l’épaisseur psychologique avec de la force et aussi quelques faiblesses
  • Des personnages qui ont de l’humour, de l’ironie ou de la fantaisie
  • Un style clair qui nous dispense de relire 5 fois une phrase avant de la comprendre
  • Les polars sociaux bien ancrés dans les réalités actuelles
  • Les héros pas forcément géniaux mais tenaces, durs à cuire qui ne se laissent pas impressionner
  • Les polars où l’atmosphère est dure et tendue
  • Le moment où les victimes arrêtent de subir et qu’elles se vengent
  • Les techno polars à condition qu’ils soient basés sur des réalités actuelles ou d’un futur proche
  • Un zeste d’irrationnel tant que l’on ne bascule pas dans le délire.

En matière de polars, je n’aime pas trop:

  • Une histoire qui commence dans un livre et se finit dans un autre (feuilleton, ça je ne supporte pas du tout)
  • Les polars préfabriqués : une scène de sexe torride toutes les 50 pages, un rebondissement toutes les 100 pages et une conclusion surprise
  • Les polars où l’on a appliqué la recette Comment écrire un best seller
  • La complaisance gratuite dans l’horreur et les atrocités
  • Que l’auteur participe au concours « le plus haut niveau dans l’échelle du Mal »
  • Les bouquins dont le titre contient le nom « Mal »(le Mal absolu, l’étreinte du Mal, L’âme du Mal, Au-delà du Mal, la marque du Mal, au service du Mal, les héritiers du Mal, l’échiquier du Mal, les racines du Mal…)
  • Les histoires de tueurs en série parce que trop nombreuses
  • Les héros vaniteux et sûrs d’eux (Bond ! James Bond ! ou Élémentaire mon cher Watson !)
  • Les enquêteurs qui fonctionnent sur la réflexion et la logique et qui finalement concluent par intuition ou par hasard
  • Les polars et auteurs imposés par les services de marketing
  • Les auteurs qui se prennent pour des génies
  • Les histoires où l’on s’y perd : trop de personnages, trop de lieux …
  • Les atmosphères feutrées « thé et petits gâteaux » de certains bouquins anglais
  • Les bouquins affublés d’un titre se voulant accrocheur, qui n’a aucun rapport avec l’histoire (cas des traductions)
  • Les polars qui dérivent vers d’autres genres : scènes de lit très crûes et détaillées, crimes particulièrement gores, explications liées au fantastique.

Michel Dufour 
Chroniqueur

Québécois de la région de Montréal.
Professeur de philosophie. Journaliste dans le domaine des vins (Revue Vins et Vignes) et animateur de dégustations.
Mordu du bridge, de gastronomie, d’opéra et …de polars.

En matière de polars, j’aime:

  • un roman dont le début m’intrigue et promet de me titiller les neurones;
  • des personnages crédibles, même si je reste ouvert à l’originalité et à l’extravagance, ce qui suppose une épaisseur psychologique et un ancrage sociologique sans lequel on risque l’abstraction;
  • des surprises;
  • un enquêteur astucieux, pas nécessairement génial, mais pas trop ordinaire, et vraiment pas un loser;
  • un certain dépaysement, géographique (romans scandinaves) et/ou historique ( Cadfaël, XIIe siècle, Pitt, XIXe);
  • un certain nombre de cadavres disséminés çà et là.

En matière de polars, je n’aime pas trop:

  • un problème dont la solution est, en principe, inimaginable par un esprit rationnel;
  • la complaisance dans les états d’âme;
  • un héros invincible (même si je veux qu’il finisse par gagner);
  • un meurtrier psychopathe qui tue au hasard et sans motif;
  • qu’on joue sur nos nerfs en maltraitant des enfants;
  • que toute l’action se situe dans des milieux sordides, interlopes, où croupissent des criminels bien banals.

Marielle Pondevy Moënne-Loccoz
Chroniqueuse (a arrêté ses chroniques depuis novembre 2017)

Petite, rousse, avec des lunettes bleues, objet non identifié bordelais et serial matheuse à mes heures, je suis entrée dans le monde enchanté des livres par la découverte de Fantomette. Ensuite je me suis nourrie de bandes dessinées, des Frédéric Dard, Simenon et Conan Doyle qui traînaient dans la bibliothèque de mes parents et j’ai consciencieusement pillé le fonds de la bibliothèque municipale passant des plus grands classiques aux œuvres plus contemporaines et nettement plus inattendues.
Grande admiratrice de Gosciny, de Pétillon, de Xavier Gorce, j’apprécie énormément l’humour dans tous les types de texte et dans la vie en général.
Après un parcours scolaire assez classique : bac scientifique, prépa HEC et Ecole de commerce en France et à Bilbao, j’ai travaillé à Paris et à Londres avant de tout quitter pour revenir à ma vocation première : l’enseignement.
Je passe rarement une journée sans lire un polar. Les polars ont colonisé l’intégralité de ma maison et vivent de façon très autonome, bougeant au gré de mes nouveaux achats souvent compulsifs.

En matière de polars, j’aime:

  • les romans qui me font voyager (en France, à l’étranger, dans le passé, l’avenir)
  • un fil narratif cohérent et plausible
  • un livre sans référence au livre précédent de l’auteur
  • une atmosphère noire, tendue, difficile ou complexe
  • un roman bien documenté s’appuyant sur des recherches rigoureuses
  • de l’humour, des jeux de mots, de l’ironie, un esprit sarcastique
  • un aspect rationnel et scientifique
  • des personnages consistants et travaillés
  • le suspens, les retournements de situation s’ils sont crédibles
  • la poésie des mots
  • un style en adéquation avec l’atmosphère
  • les polars dits psychologiques

En matière de polars, je n’aime pas trop:

  • l’irrationnel
  • les courses poursuites de longue haleine
  • les bluettes
  • les 4èmes de couverture qui ne reflètent pas le roman
  • les dissertations philosophiques
  • les archétypes de personnages
  • les héros récurrents sur 20 ans
  • les énigmes ou enquêtes trop aisées à résoudre
  • les hypothèses scientifiques loufoques
  • les rebondissements artificiels à chaque fin de chapitre
  • la psychologie de comptoir
  • un livre dont je ne me souviens pas.

Régine Da Silva
Chroniqueuse (a arrêté ses chroniques depuis décembre 2016)

Française de la région de Lyon.
Après mon Bac littéraire, j’ai exercé un grand nombre de petits métiers, mené en dilettante des études de Lettres modernes à l’Université, avant de chercher la profession qui me permette de lire le plus possible. Après avoir travaillé comme projectionniste (une forme d’idéal pour moi qui, après les livres, chéris par dessus tout le cinéma), je me suis tournée vers l’enseignement des Lettres.
Outre les deux passions mentionnées ci-dessus, j’aime aussi, pêle-mêle, le bon vin, les chats, le cirque, le thé, le chocolat, écrire… J’aime tout ce qui est original et qui peut élargir l’espace mental, quels qu’en soient le genre, l’époque et l’esthétique.

En matière de polars, j’aime:

  • un roman que je comprends ;
  • un roman qui me permet de voir différemment la réalité que je connais ou de découvrir une réalité que je ne connais pas (j’adôôôre la littérature étrangère) ;
  • les polars aux frontières du polar, aux frontières d’autres genres ;
  • les personnages banals confrontés à des problématiques inédites (comment aurais-je réagi à leur place ?) et à l’inverse des personnages à mille lieues de moi (comme ça je peux en prendre de la graine) ;
  • le recours au fantastique quand il s’agit d’une manière supplémentaire d’explorer la réalité ou l’existence ;
  • un certain suspense, mais pas nécessairement une énigme classique avec un meurtre et la découverte du coupable à la fin.

En matière de polars, je n’aime pas trop:

  • un roman qui propose une intrigue alambiquée à base d’ésotérisme, de mysticisme et autres élucubrations tarabiscotées ;
  • l’exaltation des personnages de geignards et de glandus ;
  • les univers manichéens dont les auteurs se contentent d’enfoncer les portes déjà grandes ouvertes ;
  • l’accumulation des passages obligés : la scène chez le légiste (qui adore triturer les viscères), la scène au restaurant (où l’on nous détaille chaque plat), la scène sur la difficulté d’être flic (parce qu’on voit des choses pas jolies), etc. ;
  • les romans dont les phrases ne comptent pas plus de dix mots et aux effets de styles bien lourds (à base d’anaphores et de points de suspension) ;
  • comme Raymond Pédoussaut, les bouquins où le nom « Mal » revient toutes les cinq pages, sous divers avatars (le Mal absolu, l’étreinte du Mal, l’âme du Mal, la marque du Mal, le service du Mal, les héritiers du Mal, l’échiquier du Mal, les racines du Mal…).

Jacques Henry 
Chroniqueur (a arrêté ses chroniques depuis septembre 2012)

Québécois de la région de Montréal.
Formation initiale en littérature et carrière en éducation, comme enseignant, directeur d’école et consultant en pédagogie et en administration scolaire.

En matière de polars, j’aime:

  • d’abord qu’on me raconte une histoire logique, bien ficelée, qui démarre avant la 50e page et qui progresse ensuite sans temps morts;
  • que les personnages principaux aient une densité psychologique et une certaine complexité;
  • que le roman ait une cohérence globale, qu’il soit intéressant autant par l’intrigue que par les personnages que par son climat, son écriture et ses dialogues;
  • les auteurs américains et britanniques;
  • un flirt occasionnel avec la science-fiction ou les cyber-technologies;
  • les thrillers juridiques;
  • les problématiques sociales, les enjeux éthiques, les flirts avec la philosophie ou les sciences.

En matière de polars, je n’aime pas trop:

  • les romans situés dans un contexte historique particulier et encore moins les romans historiques déguisés en polars; et tout particulièrement les polars situés dans la vieille société victorienne britannique;
  • de la même façon, les romans géographiques ou même touristiques déguisés en polars;
  • les romans situés dans le monde de la finance et des œuvres d’art
  • les flirts trop poussés avec le fantastique, le surnaturel ou l’ésotérisme;
  • l’écriture ostentatoire, les effets de style où l’auteur se fait plaisir, les mauvaises histoires brillamment écrites;
  • tout ce qui ralentit péniblement l’intrigue, les arrêts sur image, les longs flashbacks historiques ou généalogiques, les rêves nocturnes et le remplissage;
  • de façon générale, des polars qui se présentent comme des polars mais se révèlent à l’usage de simples prétextes à d’autres genres romanesques.

 

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