L’amie du Diable – Peter Robinson

Date de l’édition originale : 2007 (Friend of the Devil)
Date de l’édition française : 2009 (Albin Michel) et 2010 (Le Livre de Poche)
Genre : Policier
Personnages principaux : Inspecteur Banks, Inspectrice Annie Cabbot.

En Angleterre, dans le Yorkshire, deux assassinats sont commis le même jour. Une jeune étudiante a été violée et étranglée dans une ruelle étroite située dans ce qui est appelé le Labyrinthe de la petite ville d’Eastvale. L’inspecteur Alan Banks prend en charge l’enquête. Au bord d’une falaise, une femme paraplégique, a été découverte, égorgée, dans son fauteuil roulant. Cette enquête est confiée à l’inspecteur Annie Cabbot. Bien évidemment les deux enquêtes vont finir par se recouper, Banks et Annie vont travailler ensemble. Ils vont faire le lien avec une affaire ancienne, vieille de 18 ans. Banks, la cinquantaine bien sonnée est divorcé et il habite seul une fermette où il décompresse en écoutant de la musique et en buvant un bon vin. Annie Cabbot, la quarantaine inquiète, a été la maîtresse de Banks pendant un certain temps mais ça n’a pas marché, ils se sont séparés en restant amis. Annie est un peu paumée sentimentalement et elle a tendance à faire n’importe quoi, ensuite elle culpabilise beaucoup.

Les impératifs de rentabilité de la société occidentale moderne et capitaliste ne semblent pas avoir atteint le Yorksire : contrairement au polar américain, ici pas beaucoup de pression de la hiérarchie sur le temps de résolution de l’affaire ni de politicien songeant à sa réélection pas plus que de journalistes fouineurs. Les policiers ont le temps de mener une enquête minutieuse, analysant les détails, recueillant tous les témoignages, remontant lentement vers la vérité. Tout au plus ce qui peut perturber les enquêtes, c’est les animosités entre flics ou les relations sentimentales des policiers. Comme d’habitude, chez Robinson, les personnages sont attachants. Les flics sont profondément humains, ce ne sont pas des super héros, ils ont des doutes, des faiblesses, des petites habitudes mais ils sont intelligents, tenaces et ils finissent par résoudre les affaires.

Rythme lent, enquête minutieuse, décor de ville de province, on n’est pas dans un thriller tendu. C’est une ambiance British pas Amerloque ! Cela n’empêche pas une fin assez sombre, digne d’un roman noir. Ceux qui aiment les enquêtes bien ficelées seront satisfaits, ceux qui aiment les rebondissements, la tension permanente, resteront sur leur faim. Pour ma part j’aurais aimé un peu plus d’action et de rythme et un peu moins d’explications pour éviter les passages où l’intérêt faiblit. On ne s’ennuie pas franchement mais on a tendance à lâcher le fil de l’histoire en se perdant parmi les personnages trop nombreux. Le livre se laisse lire sans déplaisir mais sans grand enthousiasme non plus.

Ma note : 3 / 5 

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