L’Arlequin – Sandrine Destombes

Par Michel Dufour

Date de publication originale : 2015 réédité en 2021 (Hugo poche)
Genres :
Policier, thriller
Personnage principal :
Commissaire Maxime Tellier

Il semble qu’un tueur en série sévisse dans un immeuble où demeurent des personnes âgées : le gardien de l’immeuble a glissé d’un escabeau et s’est brisé la nuque; puis, Ghislain d’Avray est tombé dans les escaliers et s’est tué; un troisième, Albert Desbeaux, semble avoir été poussé sous les roues d’un autobus. La petite équipe de Maxime enquête, appuyée par un policier des stups, Fabio Cavalli. Son témoignage et celui de la veuve Desbeaux confirment une observation du légiste : Desbeaux a vraiment été assassiné.

Avant que cette affaire ne soit résolue, le capitaine Brémont, du DSC (Département des sciences du comportement), département spécialisé dans le profilage, demande l’aide de Max pour une enquête sur deux meurtres récents dont le mode opératoire ressemble à l’assassinat d’Irina Povlona, il y a une dizaine d’années, affaire qui paraissait avoir été réglée par Max et son mentor Enzo.

Le cas du tueur de l’immeuble se règle pratiquement tout seul; Maxime se change les idées avec Fabio. Une bonne partie du reste du récit sera consacrée aux problèmes que Maxime doit régler avec elle-même : coincée par la culpabilité et la procrastination, domptant sans cesse sa sensibilité pour ne pas souffrir, Maxime devient même la cible directe du tueur qu’on baptisera l’Arlequin.

La description du travail policier et de la progression de l’enquête n’est pas vraiment négligée, mais l’éclairage scrute Maxime dans les moindres détails et, comme dans La Faiseuse d’ange, l’intrigue policière perd de sa rigueur au profit de l’analyse psychologique de la personnalité de la commissaire, qui se révèle, pathétiquement, dans les derniers mots du récit.

Extrait :
Max se renversa dans son fauteuil et ne put s’empêcher de réfléchir à sa situation personnelle. Elle devait admettre que côté cœur, c’était le néant depuis un bon bout de temps. Côté sexuel aussi, d’ailleurs. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Plutôt les occasions. Il faut dire qu’en dehors de boulot, elle ne voyait pas grand monde. Mais elle n’allait tout de même pas se brancher sur un site de rencontres pour s’acoquiner !

Arlequin et Colombine

Niveau de satisfaction :
3.4 out of 5 stars (3,4 / 5)

 

 

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